Qu’est-ce que la méthode Atlas de la Banque mondiale ?

La Banque mondiale utilise un classement objectif des économies basé sur leur RNB par habitant tel que calculé au moyen de la méthode Atlas de la Banque mondiale. L’utilisation de ce système de classement ne donne pas lieu à un jugement sur le statut des pays ou territoires en matière de développement.

Qu’est-ce que le facteur de conversion DEC ?

Lorsque nous convertissons des données de comptes nationaux libellées en devises locales (par exemple le PIB) en dollars américains, nous utilisons la série marquée « Facteur de conversion de rechange DEC » plutôt que les taux de change officiels. En règle générale, ces taux de change sont les mêmes que ceux rapportés par le FMI dans ses Statistiques financières internationales, sauf si des ajustements ont dû être effectué par le personnel de la Banque mondiale lorsque les taux de change officiels sont jugés non fiables ou non représentatifs des taux de change réels au cours d’une période. Veuillez toutefois noter que si nous convertissons une série qui provient directement des Statistiques financières internationales du FMI (et plus particulièrement des statistiques sur les finances des gouvernements), nous utilisons toujours les taux de change officiels.

Quelle est la différence entre les données courantes et constantes ?

Les termes « nominal » et « courant » signifient la même chose. Les données rapportées en prix courants pour chaque année sont exprimées en valeur de la devise pour cette année précise. D’autres séries de données des Indicateurs du développement dans le monde montrent des données « constantes » ou « réelles ». Les séries constantes montrent les données de chaque année à la valeur de cette année de référence précise, habituellement l’année 2000.

Les séries courantes sont influencées par l’effet de l’inflation. Les séries constantes sont utilisées pour mesurer la croissance réelle d’une série. Par exemple (en utilisant la première année comme année de référence), supposons que le PIB nominal augmente de 100 milliards à 110 milliards et que l’inflation est d’environ 4 %. En prix réels, la deuxième année, le PIB serait approximativement de 106 milliards, ce qui représente une croissance réelle de 6 %.

Sauf dans de rares cas de déflation, les séries de prix courants d’un pays en devises locales seront plus élevées que les séries de prix constants dans les années suivant l’année de référence pour les prix constants. Toutefois, cette relation n’est pas vraie lorsque les données sont converties dans une devise commune telle que le dollar américain. Bon nombre de pays ont subi d’importantes dévaluations de leur devise face au dollar américain (particulièrement depuis 1998), ce qui peut expliquer que les séries en dollars courants peuvent être inférieures aux séries en dollars constants.

Quelle est votre méthodologie en dollars américains constants ?

Nos séries de prix en dollars américains constants préservent les taux de croissance affichés dans les séries de prix en devises locales constantes. Elles ne sont pas dérivées au moyen du déflateur de prix en dollars américains.

Nous créons d’abord un indice en divisant chaque année des séries de prix locaux constants par leur valeur en 2000 (par conséquent 2000 est égal à 1). Puis, nous multiplions le résultat de l’indice de chaque année par la valeur correspondante en dollars américains courants de 2000. Les chiffres en dollars sont convertis à partir des devises locales au moyen des taux de change officiels de 2000. Pour quelques pays pour lesquels les taux de change officiels ne représentent pas les taux réellement appliqués aux transactions en devises étrangères, un facteur de conversion de rechange est utilisé.

Il est possible qu’un pays ait rapporté des valeurs pour son PIB en prix locaux courants, mais non constants, ou encore des prix constants, mais non courants. Cela se produit lorsqu’il manque des données dans une série ou lorsque les taux de croissance initialement rapportés semblent irréalistes ou encore lorsque des estimations de la croissance sont disponibles, mais que les données sur les prix courants réels ne le sont pas. Il peut également être impossible d’obtenir des séries en dollars américains constants de 2000 si les séries en prix locaux ne sont pas disponibles pour l’année 2000.

Qu’est-ce qu’un « dollar international » ?

Un dollar international servirait à acheter dans le pays cité la même quantité comparable de biens et services qu’un dollar américain aux États-Unis. Ce terme est souvent utilisé en association avec les données sur les parités de pouvoir d’achat (PPA).

Comment remettre les donnés à l’échelle d’une autre année de référence ?

Nos séries de prix en dollars américains constants préservent les taux de croissance affichés dans les séries de prix en devises locales constantes. Vous pouvez rééchelonner les données de 2000 à l’échelle de 1995 en créant d’abord un indice qui divise chaque année de la série en dollars constants de 2000 par sa valeur en 1995 (par conséquent 1995 est égal à 1). Multipliez ensuite le résultat de l’indice de chaque année par la valeur correspondante en dollars américains courants de 1995.

Quelle est la différence entre les prix d’acquisition et les prix de base ?

Nos séries de données sur le PIB sont rapportées en prix d’acquisition, c’est-à-dire en prix du marché. La valeur ajoutée des composants du PIB pour les pays aux prix d’acquisition est exprimée en prix à l’acquisition tandis que pour les pays aux prix de base, elle est exprimé en prix de base. Voici la définition des différents types de prix et la relation qui existe entre eux :

Prix de base
Le prix de base est la somme à recevoir par le producteur, en excluant les taxes payables sur les produits, mais en tenant compte des subventions à recevoir sur le produit. L’équivalent pour les produits importés est la valeur CAF (coût, assurance et fret), c’est-à-dire la valeur de la marchandise une fois arrivée à la frontière du pays d’importation.

Prix à la production
Le prix à la production est la somme à recevoir par le producteur en tenant compte des taxes sur les produits à l’exception de la taxe sur la valeur ajoutée, mais en excluant les subventions sur les produits. L’équivalent pour les produits importés est la valeur CAF plus les douanes ou taxes d’importation (moins les subventions sur les importations).

Prix à la production = Prix de base + taxes sur les produits (à l’exception de la TVA) – subventions sur les produits

Prix à l’acquisition
Le prix à l’acquisition est la somme payable par l’acheteur. Elle comprend les marges commerciales réalisées par les grossistes et les détaillants (par définition, leur production) ainsi que les marges sur le transport (c’est-à-dire tous les frais de transport payés séparément par l’acheteur) et la TVA non déductible.

Prix à l’acquisition = prix à la production + marges commerciales et de transport + TVA non déductible

Pour les pays utilisant les prix à l’acquisition, le PIB aux prix d’acquisition = valeur ajoutée de l’agriculture + valeur ajoutée de l’industrie + valeur ajoutée des services, etc. aux prix de production. La série de données sur la valeur ajoutée montrée en pourcentage du PIB est calculée au moyen des prix à l’acquisition (prix du marché).

Pour les pays utilisant les prix de base, le PIB aux prix d’acquisition = valeur ajoutée de l’agriculture + valeur ajoutée de l’industrie + valeur ajoutée des services, etc. aux prix de base + taxes nettes sur les produits. La série de données sur la valeur ajoutée montrée en pourcentage du PIB est calculée au moyen des valeurs brutes aux coûts des facteurs.

Le composant des services dans les calculs précédents comprend toute divergence statistique notée par les compilateurs nationaux, et celle-ci est traitée comme étant résiduelle le cas échéant. Cela explique pourquoi ce composant est appelé « services, etc. » et pourquoi les composants peuvent s’additionner aux prix d’acquisition pour obtenir le PIB.

Comment calculez-vous la valeur ajoutée en tant que pourcentage du PIB ?

La valeur ajoutée totale du PIB d’un pays est composé de trois secteurs : agriculture, industrie, et services etc. Services, etc. comprend toute divergence statistique notée par les compilateurs nationaux. La valeur ajoutée du secteur manufacturier est un sous-composant du secteur industrie.

Le calcul de la valeur ajoutée en tant que pourcentage du PIB varie en fonction des valorisations de prix du Système de comptabilité nationale pour ce pays. Si un pays rapporte la valeur ajoutée aux prix d’acquisition, le PIB sera utilisé comme dénominateur tandis que si un pays rapporte la valeur ajoutée aux prix de base, la valeur brute aux coûts des facteurs sera utilisée comme dénominateur. Veuillez noter que le PIB se trouvant dans la base de données est mesuré aux prix d’acquisition. Des informations au sujet des valorisation des prix d’un pays par le Système de comptabilité nationale sont disponibles dans la section sur la documentation sur les données primaires de la publication sur les Indicateurs du développement dans le monde (ou dans les notes en ligne relatives à un pays).

Lorsque vous souhaitez calculer un indicateur en tant que pourcentage du PIB, vous devez toujours utiliser la valeur mesurée en prix courants et non pas en prix constants. Nous utilisons les prix constants pour mesurer les taux de croissance.

Avez-vous des publications au sujet des statistiques financières internationales du FMI ?

Si possible, consultez un exemplaire imprimé d’un récent annuaire annuel des statistiques financières internationales ou une publication mensuelle pour obtenir les définitions, les notes spécifiques aux pays et les codes de séries de données. Le FMI ne fournit pas de lien en ligne vers les publications des statistiques financières internationales.

Comment sont définies les données sur les envois de fonds ?

Les séries de données portant le nom de « Envois de fonds de travailleurs et rémunération des employés, reçus » est un regroupement de trois indicateurs de la base de données sur la balance des paiements du FMI : rémunération des employés, envois de fonds des travailleurs et virements des migrants.

Avez-vous des données sur les secteurs informels ?

En principe, le secteur informel devrait être inclus dans les statistiques nationales. Cependant, étant donné le manque de sources de statistiques, il est souvent exclu à moins qu’un effort spécifique ait été déployé. Pour les pays qui effectuent des ajustements visant à tenir compte du secteur informel, des révisions sont effectuées par le bureau central des statistiques. Il existe une publication de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) qui présente un inventaire des pratiques des 29 pays membres de la CEE-ONU en ce qui a trait à la mesure des activités économiques non observées (clandestines, illégales, informelles ou entreprises par des ménages pour leur utilisation finale). Cette publication est intitulée « Publication de l’enquête de la CEE-ONU sur la mesure de l’économie non observée dans les comptes nationaux », Publications des Nations Unies, numéro de vente E.03.II.E56, ISBN 92-1-116882-1.

En 2002, l’OCDE a publié un manuel sur la mesure de l’économie non observée.

Le site Web du FMI contient également de l’information sur ce sujet : [Système général de diffusion des données](http://dsbb.imf.org/Applications/web/gdds/gddshome/.

Certains pays incluent le secteur informel dans leurs estimations de comptes nationaux. Des exemples sont fournis ci-après :

République démocratique du Congo

« II. Portée des données

Couverture des unités

Les données des comptes nationaux couvrent toutes les unités résidentes, notamment les producteurs du secteur informel, c’est-à-dire les producteurs qui n’ont pas de comptabilité bien tenue. »

Chine

« Activité non enregistrée (le cas échéant)

Le système budgétaire national couvre toutes les productions légales et il n’y a pas d’estimations quant à la taille des activités non enregistrées.

Certaines activités illégales sont en partie couvertes dans les comptes, notamment les importations illégales (trafic illicite) et la production et l’achat de biens de contrefaçon. »

Ce document sur l’économie non officielle peut également vous être utile :

Regulatory Discretion and the Unofficial Economy Dataset (Discrétion réglementaire et les séries de données sur l’économie non officielle)

Comment regroupez-vous vos données ?

En règle générale, nous regroupons nos indicateurs indiqués en ratios au moyen de pondérations correspondant au dénominateur du ratio. Par conséquent, le RNB par habitant doit être pondéré par la population tandis que la valeur ajoutée de la fabrication en tant que pourcentage du PIB devrait être regroupée par PIB en dollars américains convertis aux taux de change du marché. Pour les regroupements qui sont le produit d’additions, par exemple le PIB ou la valeur ajoutée, nous imputons en règle générale des estimations pour les données manquantes, mais dans certains cas nous additionnons uniquement les données disponibles. La méthode d’agrégation utilisée pour chaque indicateur est indiquée en note de bas de page des données dans la publication sur les Indicateurs du développement dans le monde. Des explications relatives aux méthodes d’agrégation sont disponibles ici.

Voici une explication très détaillée des taux globaux de croissance :

Nos données sur les pays sont recueillies en unités de devises locales et l’année initiale de référence pour les séries en prix constants varie d’un pays à l’autre. Pour produire des PIB globaux constants, nous devons d’abord convertir le PIB en prix locaux constants de chaque pays en dollars américains constants de 2000, puis faire la somme par année en veillant à remplacer les données manquantes au passage.

Lorsque nous convertissons les données en prix constants en dollars américains, nous préservons les taux de croissance observés dans les séries en prix locaux. Cela signifie que nous convertissons les séries en unités de devises locales constantes en un indice, en divisant chaque année par la valeur de 2000 (donc 2000 est égal à 1), puis que nous multiplions le résultat de chaque année par la valeur du prix courant de 2000 convertie en dollars américains au moyen du taux de change officiel moyen pour la période. (Un autre facteur de conversion est utilisé lorsque l’écart entre le taux de change officiel et le taux effectivement employé dans les transactions intérieures portant sur des devises et dans le commerce international des marchandises est jugé exceptionnellement important. Ce n’est le cas que pour un petit nombre de pays.)

Les données étant incomplètes, les agrégats devraient être considérés comme des approximations de totaux inconnus ou comme des valeurs moyennes. Les données manquantes sont imputées en fonction de la relation à la somme des données disponibles dans le total au cours de l’année de l’estimation précédente. Le processus d’imputation est utilisé en amont et en aval par rapport à 2000. Les données manquantes pour 2000 sont imputées en utilisant l’une des variables représentatives pour lesquelles des données sont disponibles (ou estimées) pour cette année. La valeur imputée est calculée de manière à maintenir la même relation entre cette variable (ou sa variable de remplacement) et le total des données disponibles. Les valeurs imputées ne sont généralement pas calculées si les données manquantes représentent plus d’un tiers du total pour l’année de référence. La variable représentative pour le calcul du PIB est le RNB en dollars américains.

Lorsque nous montrons des taux globaux de croissance du PIB sur une période donnée (par exemple de 1990 à 2004), ils sont dérivés de la méthode des moindres carrés appliquée aux séries en dollars constants. Les moindres carrés des taux de croissance sont utilisés lorsqu’il existe une série chronologique suffisamment longue pour faire un calcul fiable. Le taux de croissance n’est pas calculé si plus de la moitié des observations sont manquantes pour une période. Le moindre carré du taux de croissance, r, est estimé en déterminant l’équation d’une droite de régression par la méthode des moindres carrés à partir des valeurs logarithmiques de la variable pour chacune des années de la période considérée. Cette équation de régression revêt la forme suivante :

ln Xt = a + bt,

qui est la transformée logarithmique de l’équation du taux de croissance cumulé:

Xt = Xo (1 + r)t .

Dans cette équation, X est la variable, t représente la période, a = ln Xo et b = ln (1 + r) sont les paramètres que l’on cherche à estimer. Si b* est l’estimation de b produite par la méthode des moindres carrés, il suffit, pour obtenir le pourcentage moyen de croissance annuelle, r, de calculer [exp(b*) – 1], puis de multiplier le résultat par 100. [Le calcul des moindres carrés peut être effectué au moyen d’Excel en ayant recours à la fonction LOGEST.]

Le taux de croissance ainsi calculé est un taux moyen représentatif des observations disponibles sur l’ensemble de la période considérée. Il n’est pas nécessairement égal au taux de croissance effectif entre deux périodes données. Veuillez noter que la méthode des moindres carrés produira des résultats contre-intuitifs lors de la comparaison de taux de croissance de membres individuels ou lors de la comparaison de taux de sous-groupe par rapport aux taux du groupe dans son ensemble.

Avez-vous des agrégats pour les données sur la répartition des revenus ?

Nous ne publions pas d’agrégats estimatifs sur la répartition des revenus. Afin de calculer la répartition des revenus pour une région du monde, les données doivent être recueillies au moyen de sondages uniformes dans tous les pays de cette région du monde. De telles données ne sont pas actuellement disponibles. La répartition des revenus par pays actuellement publiée par la Banque mondiale est calculée au moyen des données provenant d’enquêtes auprès des ménages qui sont représentatifs à l’échelle nationale. Étant donné que ces enquêtes auprès des ménages sont différentes en termes de méthodes et de types de données recueillies, les données sur la répartition des revenus qui en découlent ne permettent pas vraiment d’effectuer des comparaisons entre les pays. Ces problèmes s’amenuisent au fur et à mesure que les méthodes d’enquête s’améliorent et deviennent plus normalisées, mais il n’est pas encore possible de réaliser des comparaisons. Deux sources d’incompatibilité devraient en particulier être notées. Premièrement, les enquêtes diffèrent selon qu’elles utilisent les revenus ou les dépenses de consommation en tant qu’indicateur du niveau de vie. La répartition des revenus est habituellement plus inégale que la répartition de la consommation. De plus, les définitions des revenus diffèrent d’une enquête à l’autre. Deuxièmement, la taille des ménages (nombre de membres) et le niveau de partage des revenus entre les membres du ménage diffèrent. Remarque : Les agrégats sur la pauvreté peuvent être calculés au moyen de PovcalNet.

Quelle est la différence entre les investissements étrangers directs et les sorties et rentrées nettes ?

Les investissements étrangers directs (IED) sont les rentrées nettes d’un investissement visant à acquérir une participation durable (au moins 10 % des actions avec droit de vote) dans la gestion d’une entreprise opérant dans une économie autre que celle de l’investisseur. C’est la somme des fonds propres, des bénéfices réinvestis, des autres capitaux à long terme et des capitaux à court terme comptabilisés dans la balance des paiements.

Les rentrées nettes d’IED désignent la valeur des investissements directs rentrants réalisés par des investisseurs non résidents dans l’économie déclarante. Les sorties nettes d’IED désignent la valeur des investissements directs sortants effectués par des résidents de l’économie déclarante vers des économies extérieures. Une valeur négative de rentrées nettes d’IED pour une année donnée montre que la valeur des désinvestissements par les investisseurs a été supérieure à la valeur des capitaux nouvellement investis dans l’économie déclarante. Une valeur négative de sorties nettes d’IED montre que la valeur des investissements étrangers effectués par des investisseurs internes vers des économies extérieures a été inférieure à la valeur des investissements directs rapatriés (désinvestissements) en provenance d’économies extérieures.

Les données sur les rentrées nettes d’IED pour les pays en développement proviennent du Système de notification de la dette extérieure de la Banque mondiale, tandis que les données pour les pays à revenu élevé proviennent de la base de données sur la balance des paiements du FMI. Les données relatives aux sorties nettes d’IED proviennent de la base de données sur la balance des paiements du FMI.

Comment est-ce possible que les ratios bruts d’inscription à l’école soient supérieurs à 100 % ?

L’inscription à l’école primaire (%, brut) est une mesure brute est peut être supérieure à 100. La même chose s’applique aux taux bruts d’inscription à d’autres niveaux de scolarité.

Le taux brut de scolarisation est le rapport entre le nombre total des inscriptions, quel que soit l’âge, et la population de la tranche d’âge qui correspond officiellement au niveau d’enseignement concerné. L’éducation primaire offre aux enfants des compétences de base en lecture, en écriture et en mathématiques ainsi qu’une compréhension élémentaire de sujets tels que l’histoire, la géographique, les sciences naturelles, les sciences sociales, les arts et la musique.

Le taux d’inscription « brut » inclut les élèves de tout âge. En d’autres mots, le taux brut englobe des élèves dont l’âge est supérieur à l’âge officiel du groupe (par exemple en raison de redoublements). Par conséquent, en cas d’inscriptions tardives, précoces ou de redoublement, le nombre total d’inscription peut être supérieur à la population du groupe d’âge officiellement en âge d’être inscrit à un niveau d’éducation donné. Le taux d’inscription « net » ne tient compte que des élèves appartenant au groupe d’âge correspondant, tel que défini par le système scolaire national.

Que décrivent vos données sur la « mortalité adulte » ?

Le taux de mortalité adulte figurant dans la publication sur les Indicateurs du développement dans le monde fait référence à la probabilité que les personnes ayant atteint l’âge de 15 ans meurent avant l’âge de 60 ans (probabilité exprimée pour 1 000 personnes dans les Indicateurs du développement dans le monde). En d’autres termes, une valeur de 150 signifie que sur 1 000 personnes qui ont atteint l’âge de 15 ans, il est probable que 150 d’entre elles mourront avant d’avoir atteint 60 ans et que 850 survivront jusqu’à 60 ans. Ces données sont basées sur une « cohorte synthétique » : les tableaux de taux de mortalité du moment sont appliqués à la cohorte actuelle des personnes de 15 ans et plus, selon l’hypothèse qu’il n’y aura aucun changement au niveau du taux de mortalité.

Comment définissez-vous les régions géographiques ?

Les classements et données publiés pour des régions géographiques ne concernent que les économies à faible revenu et à revenu intermédiaire. Les économies à faible revenu et à revenu intermédiaire sont souvent appelées économies en développement. L’utilisation de ce terme est pratique ; cela ne signifie pas pour autant que toutes les économies du groupe enregistrent un développement similaire ni que d’autres économies ont atteint un stade final ou préféré de développement. Le classement par revenu ne reflète pas nécessairement le statut des pays en matière de développement.

Les classements actuels et historiques sont disponibles ici.

Que sont les marchés émergents ?

La Banque mondiale ne dispose pas d’une liste de marchés émergents. La base de données sur les marchés émergents élaborée par la Société financière internationale (IFC) a été vendue à Standard & Poors il y a quelques années et peut être consultée ici.

La Banque mondiale a toujours eu recours à un classement objectif des économies basé sur leur RNB par habitant (tel que calculé au moyen de la méthode Atlas de la Banque mondiale). L’utilisation de ce système de classement ne donne pas lieu à un jugement sur le statut des pays ou territoires en matière de développement. Le classement des économies par la Banque mondiale peut être consulté ici.

Quels pays classez-vous comme développés et en développement ? Comment la Banque mondiale classe-t-elle les pays ?

La Banque mondiale classe les pays en fonction de leur revenu national brut (RNB, anciennement appelé PNB) par habitant en catégories de :

  1. pays à faible revenu ;
  2. tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire ;
  3. tranche supérieure des pays à revenu intermédiaire ;
  4. pays à revenu élevé.

Le terme « pays en développement » communément utilisé correspond à notre catégorie « pays à faible revenu » et à nos catégories « pays à revenu intermédiaire ». Pour en savoir plus au sujet de ces classements et de leurs fourchettes respectives, veuillez consulter notre classement des pays. Pour obtenir des informations au sujet de la liste de la Banque mondiale des « Pays pauvres très endettés » (ce qui correspond le plus aux « pays les moins développés », veuillez consulter nos pages sur les Pays pauvres très endettés.

Où puis-je trouver des séries chronologiques sur la pauvreté ?

Les séries chronologiques sur la pauvreté sont difficiles à estimer et elles n’existent pas pour les 20 dernières années. Les données dont nous disposons sont basées sur des enquêtes qui sont dispendieuses et donc qui ne sont pas réalisées chaque année. Nous offrons toutefois des points de données globaux dans le rapport Poverty levels and voices of the poor: Income Levels – The latest Global numbers (Niveaux de pauvreté et voix des pauvres : niveaux de revenu – les plus récents chiffres à l’échelle mondiale).

Où puis-je trouver des données sur le secteur privé et la privatisation ?

Veuillez consulter notre page de données sur le secteur privé.

Que représentent les données exprimées en parités de pouvoir d’achat (PPA) ?

Les données exprimées en parités de pouvoir d’achat (PPA) sont basées sur des comparaisons de prix internationaux ; il s’agit donc d’un concept différent de celui des données dérivées au moyen des taux de change sur les marchés. Étant donné que les taux de change ne reflètent pas toujours les différences internationales en prix relatifs, les taux de PPA offrent une mesure normalisée permettant de comparer les niveaux réels des prix entre les différents pays.

En établissant des équivalences de pouvoir d’achat, où un dollar achète la même quantité de biens et services dans tous les pays, les conversions de PPA permettent de comparer des agrégats économiques entre les pays en fonction des niveaux physiques des facteurs de production, en évitant les distorsions relatives aux prix et aux taux de change. Pour en savoir plus au sujet des parités de pouvoir d’achat, cliquez ici.

Dans la base de données des Indicateurs du développement dans le monde, le facteur de conversion des PPA ne s’applique qu’au PIB. Il n’est pas recommandé d’utiliser ce facteur pour convertir d’autres séries de données en unités de devises locales en dollars internationaux.

Qu’est-ce que le CPIA ?

La Banque mondiale a publié le classement numérique de son Évaluation des politiques et des institutions du pays (CPIA) pour la première fois en juin 2006. Il n’est pas prévu pour le moment de publier des données antérieures. Lorsque le Conseil d’administration a approuvé (en 2004) la politique sur la diffusion des classements numériques de la CPIA (en commençant par l’exercice 2005 de la CPIA), il était clair que celle-ci ne s’appliquerait pas de manière rétroactive pour permettre la publication de classements historiques de la CPIA.

Pourquoi n’avez-vous pas de données sur l’alphabétisation pour les pays à revenu élevé ? Peut-on alors supposer que le taux d’alphabétisation dans les pays à revenu élevé est de 100 % ?

Nous obtenons nos données sur l’alphabétisation de l’UNESCO. Celle-ci estime que tous les pays développés ont un taux d’alphabétisation de plus de 95 %. Si vous avez d’autres questions à ce sujet, communiquez avec l’UNESCO par courriel à l’adresse suivante : uis@unesco.org.

Quels sont les taux de conversion des devises de l’UEM en euros ?

Nous utilisons des multiples simples pour convertir les devises nationales des pays membres de l’Union économique et monétaire en euros. Les taux suivants sont les taux de conversion irrévocables en euros adoptés par le Conseil de l’Union européenne le 1er janvier 1999 :

1 euro = 40,3399 francs belges
= 1,95583 marks allemands
= 166,386 pesetas espagnoles
= 6,55957 francs français
= 0,787564 livres irlandaises
= 1936,27 lires italiennes
= 40,3399 francs luxembourgeois
= 2,20371 florins hollandais
= 13,7603 schillings autrichiens
= 200,482 escudos portugais
= 5,94573 marks finlandais
= 340,750 drachmes grecs

Veuillez noter que les données historiques d’avant 1999 ne sont pas réellement en euros et ne sont donc pas comparables ni appropriées pour une agrégation entre les pays. Cette méthodologie constitue uniquement une manière de créer des séries chronologiques en euros pour chaque pays et permet une conversion facile vers les devises nationales initiales. Les séries d’avant 1999 qui sont créées sont en réalité libellées en « euros belges », en « euros allemands », en « euros français », etc. et sont par conséquent uniques et applicables uniquement à chaque pays séparément. Toutefois, à partir de 1999, les données sont réellement en euros et sont donc comparables entre les pays.

Comment définissez-vous les exportations de haute technologie ?

Veuillez trouver ci-après la liste des produits définis comme étant des produits de haute technologie selon la révision 3 de la Classification type pour le commerce international (CTCI).

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Avez-vous des données sur les taux des prêts des pays ?

Malheureusement, il n’existe pas de fichier unique contenant des informations au sujet des taux des prêts par pays. Les conditions et taux de chaque prêt varient en fonction de l’admissibilité du pays et de la période à laquelle l’accord de prêt est intervenue.

L’annexe D des Politiques opérationnelles 3.10 montre le classement opérationnel des pays par la Banque mondiale en fonction de leur RNB par habitant et de leurs conditions d’admissibilité.

Le classement historique des pays est disponible ici.

La politique opérationnelle au sujet des conditions et modalités financières des prêts de la BIRD, des produits de couverture de la BIRD et des crédits de l’IDA est disponible ici.

Pour plus d’information au sujet des taux des prêts, des frais de prêts et des produits financiers actuellement offerts par la Banque mondiale, veuillez consulter le site Web du Trésor de la Banque mondiale à l’adresse suivante :

Taux et frais de prêts de la BIRD
Prêts et produits financiers

Comment définissez-vous vos données sur l’aide ?

Les données sur l’aide et sur l’aide par habitant montrent la valeur nette de l’aide publique au développement (APD) et de l’aide publique reçues. Par conséquent, si les pays remboursent davantage que ce qu’ils reçoivent, ce qui est le cas de la Barbade et de la Thaïlande, il est possible que la valeur nette de l’aide reçue soit négative. Veuillez noter que l’aide nette ne comprend pas l’aide fournie à d’autres pays. Par exemple, des pays donateurs tels que les États-Unis et le Canada affichent « … » comme valeur de leur aide par habitant plutôt que des valeurs négatives parce qu’ils ne reçoivent pas d’aide publique. L’aide fournie par des donateurs est suivie séparément et est publiée dans le rapport sur les Indicateurs du développement dans le monde.

Pourquoi les IED sont-ils inclus dans la formation brute de capital fixe ?

La formation brute de capital est définie comme les dépenses relatives à l’expansion des actifs fixes de l’économie plus les variations nettes du niveau des inventaires. Quant à eux, les investissements étrangers directs (IED) ont trait au financement, c’est-à-dire à l’achat d’actions dans des entreprises étrangères où l’acheteur détient une participation durable (au moins 10 % des actions avec droit de vote). Les IED pourraient être utilisés pour financer la formation du capital fixe. Cependant, ils pourraient également être utilisés pour couvrir un déficit de l’entreprise ou pour rembourser un prêt. Par conséquent, il n’est pas possible de dire que les IED sont toujours inclus dans la formation brute de capital fixe. Veuillez noter que certains pays, tels que le Luxembourg, affichent de fortes valeurs d’IED parce qu’ils servent essentiellement d’intermédiaires financiers et qu’ils offrent des conditions très favorables, comme des exonérations fiscales, aux sociétés de portefeuille et aux sièges sociaux.

Comment obtenez-vous vos déflateurs en prix constants ?

En termes simples, les séries de données en prix constants sont dérivées au moyen d’indices de prix ou d’indices de valeur unitaire pour exprimer en prix constants des séries en prix courants. Par exemple, concernant les dépenses, le PIB en prix constants est égal à la somme des dépenses de consommation des ménages en prix constants, des dépenses de consommation du gouvernement en prix constants, de la formation du capital fixe en prix constants, des variations des inventaires en prix constants et des exportations nettes en prix constants. Chacun de ces composants est exprimé en prix constants au moyen d’indices les plus détaillés possible. Une explication plus détaillée est fournie ci-après. Le PIB en prix constants peut également être dérivé des données sur la production.

Nos données sur les pays sont recueillies en unités de devises locales. Lorsque nous convertissons les données en prix constants en dollars américains, nous préservons les taux de croissance observés dans les séries en prix locaux. Cela signifie que nous convertissons les séries en unités de devises locales constantes en un indice, en divisant chaque année par la valeur de 2000 (donc 2000 est égal à 1), puis que nous multiplions le résultat de chaque année par la valeur du prix courant de 2000 convertie en dollars américains au moyen du taux de change officiel moyen pour la période. [Un autre facteur de conversion est utilisé lorsque l’écart entre le taux de change officiel et le taux effectivement employé dans les transactions intérieures portant sur des devises et dans le commerce international des marchandises est jugé exceptionnellement important. Ce n’est le cas que pour un petit nombre de pays.]

Voici une explication plus détaillée du PIB en prix constants calculé à partir de l’approche des dépenses :

Le PIB en prix constants calculé à partir de l’approche des dépenses est égal à la somme des dépenses de consommation des ménages en prix constants, des dépenses de consommation du gouvernement en prix constants, de la formation du capital fixe en prix constants, des variations des inventaires en prix constants et des exportations nettes en prix constants. Une fois de plus, les estimations de prix constants peuvent être dérivées au moyen d’un déflateur ou par extrapolation, mais la pratique la plus courante consiste à obtenir une estimation en prix constants en corrigeant par un indice les estimations des prix courants.

Les dépenses de consommation des ménages en prix constants sont dans la plupart des pays obtenues en corrigeant les estimations en prix courants par l’indice des prix à la consommation (IPC). L’IPC est la seule source de données exhaustives sur les variations des prix à l’acquisition des biens et services à la consommation. La plupart des pays n’appliquent pas directement l’IPC pour corriger le total des dépenses de consommation des ménages, mais préparent des estimations en prix constants au niveau le plus détaillé possible. Pourquoi ne corrigent-ils pas les dépenses en consommation des ménages par la variation globale de l’IPC? Il y a plusieurs raisons à cela : i) le panier de consommation utilisé par l’IPC peut différer de la couverture et des pondérations de chaque composant dans les comptes nationaux ; ii) l’IPC est habituellement compilé au moyen de la formule Laspeyres tandis que les déflateurs des comptes nationaux devraient l’être au moyen de la formule Paasche ; et iii) les périodes de référence pour la pondération, les prix et les quantités utilisées pour compiler l’IPC peuvent différer de celles utilisées comme année de référence pour les estimations en prix constants dans les comptes nationaux.

Les dépenses de consommation du gouvernement et des institutions à but non lucratif desservant les ménages en prix constants sont dans la plupart des pays calculées en utilisant le même déflateur que celui utilisé pour les facteurs de production de la production non marchande par le gouvernement et pour les institutions à but non lucratif desservant les ménages. (Si le gouvernement achète des biens sur le marché pour les transférer ultérieurement aux ménages, alors cette consommation devrait être corrigée au moyen d’un déflateur distinct.) La production de services non marchands en prix constants est obtenue soit par extrapolation du volume en utilisant le total des facteurs de production en prix constant comme indicateur de volume, soit en corrigeant la production aux prix constants par un indice composite de prix pour le total des facteurs de production.

Étant donné qu’il peut exister d’importantes variations relatives de prix pour divers types de capitaux fixes, il est recommandé de compiler les estimations de formation brute de capital fixe en prix constants au niveau le plus détaillé possible. La plupart des pays compilent des estimations distinctes pour « les bâtiments et autres constructions », « la machinerie et les équipements » et « les véhicules motorisés et autres équipements de transport ». Au sujet de la machinerie et des équipements, notamment des équipements de transport, la manière traditionnelle de construire des déflateurs appropriés est de pondérer ensemble les composants pertinents de l’indice des prix à la production et des indices de prix ou de valeur unitaire pour les importations de biens en capitaux.

Dans bon nombre de pays, les importations et exportations sont corrigées au moyen d’indices de valeur unitaire. Les importateurs et exportateurs sont tenus de déclarer la valeur et la quantité de leurs expéditions. Les indices de valeur unitaire peuvent facilement être construits en divisant la valeur par la quantité de chaque groupe de produits. Le problème avec l’utilisation de ce type d’indices est que ces derniers reflètent non seulement les variations de prix, mais également les variations de quantité.