Les descriptions listées ci-dessous sont les méthodes utilisées pour rassembler les données statistiques. Elles contiennent des informations telles que les définitions des indicateurs, les règles d’agrégation et autres méthodes de collecte de données utilisées par la Banque mondiale.

(a) indique une page en anglais.

Cohérence des données

Des divergences entre les dates de collecte et les pratiques de divulgation peuvent entraîner des incohérences entre les données provenant de différentes sources. Par conséquent, les utilisateurs devraient faire preuve de prudence lorsqu’ils combinent ces données.

Nos publications détaillées World Development Indicators (Indicateurs de développement dans le monde) (a) et Global Development Finance (Financement du développement dans le monde) (a) contiennent des données qui proviennent généralement de sources officielles, bien que des modifications soient apportées à la balance des paiements pour tenir compte des différences entre l’exercice budgétaire et l’année civile. Nous essayons dans ces publications de présenter des données cohérentes en termes de définitions, de chronologie et de méthodes. Les mises à jour et les révisions faites au fil du temps peuvent toutefois causer des écarts d’une édition à une autre.

Les données concernant les comptes nationaux et la balance des paiements proviennent de deux sources : les rapports les plus récents établis par les unités de gestion-pays de la Banque et les données provenant de sources officielles. Il se peut que les tableaux « Le pays en bref » présentent des données différentes de celles provenant des sources officielles.

Changements de terminologie

Pour se plier aux bonnes pratiques dans le domaine des statistiques, la Banque mondiale a adopté la terminologie suivante conformément aux systèmes de comptabilité nationale (SCN) de 1993. Les changements de terminologie sont listés ci-dessous.

Ancienne terminologie Nouvelle terminologie
Produit national brut, PNB Revenu national brut, RNB
PNB par habitant RNB par habitant
Consommation privée Consommation finale des ménages
Consommation des administrations publiques Consommation finale des administrations publiques
Investissement intérieur brut Formation brute de capital

Règles d’agrégation

Les agrégats sont basés sur la classification des économies par région et par revenu établie par la Banque mondiale. Les données étant incomplètes, les agrégats correspondant aux groupes d’économies devraient être considérés comme des approximations de totaux inconnus ou comme des valeurs moyennes. Les agrégats par région et groupe de revenu sont basés sur les plus longues séries de données disponibles. Les règles d’agrégation servent à faire des estimations pour un ensemble d’économies cohérent d’une période à une autre et pour tous les indicateurs. Il peut y avoir de légers écarts entre les sommes des agrégats par sous-groupe, d’une part, et les totaux généraux et les moyennes, d’autre part, en raison des approximations utilisées. En outre, les erreurs de compilation et les méthodes de communication des données peuvent entraîner des écarts entre des agrégats théoriquement identiques tels que les exportations et les importations mondiales.

Cinq méthodes d’agrégation sont utilisées dans les Indicateurs du développement dans le monde :

  • Pour les totaux par groupe et mondiaux indiqués par la lettre t, les données manquantes sont imputées sur la base de la relation entre la somme des données disponibles et le total pour l’année correspondant à l’estimation précédente. La méthode d’imputation est utilisée en amont et en aval par rapport à 2000. Les données manquantes pour 2000 sont imputées en utilisant l’une des variables représentatives pour lesquelles des données sont disponibles pour cette année. La valeur imputée est calculée de manière à maintenir la même relation entre cette variable (ou sa variable de remplacement) et le total des données disponibles. Les valeurs imputées ne sont généralement pas calculées si les données manquantes représentent plus d’un tiers du total pour l’année de référence. Les variables représentatives utilisées sont le RNB en dollars américains, la population totale, les exportations et les importations de biens et services en dollars américains, et la valeur ajoutée dans l’agriculture, l’industrie, le secteur manufacturier et les services en dollars américains.
  • Les agrégats indiqués par la lettre s sont les sommes des données disponibles. Les valeurs manquantes ne sont pas imputées. Les sommes ne sont pas calculées si plus d’un tiers des observations de la série ou une variable représentative de la série sont manquantes pour une année donnée.
  • Les proportions globales sont généralement des moyennes pondérées des rapports (indiquées par la lettre w) calculées en utilisant la valeur du dénominateur ou, dans certains cas, un autre indicateur comme facteur de pondération. Les proportions globales sont basées sur les données disponibles, y compris celles correspondant aux économies qui ne figurent pas dans les principaux tableaux. On suppose que les données manquantes ont la même valeur moyenne que les données disponibles. Aucun agrégat n’est calculé si les données manquantes représentent plus d’un tiers de la valeur des facteurs de pondération pour l’année de référence. Dans certains cas, la proportion globale est le rapport entre les totaux par groupe après imputation des données manquantes suivant les règles de calcul des totaux susmentionnées.
  • Les taux de croissance globaux sont généralement des moyennes pondérées des taux de croissance (indiquées par la lettre w). Dans certains cas, les taux de croissance sont des séries chronologiques de totaux par groupe. Les taux de croissance ne sont pas calculés si plus de la moitié des observations sont manquantes pour une période. Les méthodes de calcul des taux de croissance sont décrites plus en détail ci-après.
  • Les agrégats indiqués par la lettre m sont les médianes des valeurs figurant dans les tableaux. Aucune valeur n’est indiquée si plus de la moitié des observations sont manquantes pour les pays ayant plus d’un million d’habitants. Il y a des exceptions aux règles. Les analystes de la Banque mondiale peuvent décider de baser les agrégats sur seulement 50 % des donnés disponibles. Dans d’autres cas, lorsque les valeurs manquantes ou exclues sont jugées faibles ou insignifiantes, les agrégats sont uniquement basés sur les données figurant dans les tableaux.

Taux de croissance

Les taux de croissance sont des moyennes annuelles indiquées en pourcentage. Sauf mention contraire, ils sont calculés à partir de séries en prix constants. Trois principales méthodes de calcul sont utilisées : moindres carrés, taux de croissance exponentiel (points extrêmes) et taux de croissance géométrique (points extrêmes). Les taux de variation d’une période à une autre sont le changement proportionnel par rapport à la période antérieure.

Taux de croissance calculé par la méthode des moindres carrés. Cette méthode est utilisée lorsqu’il existe une série chronologique suffisamment longue pour faire un calcul fiable. Le taux de croissance n’est pas calculé si plus de la moitié des observations sont manquantes pour une période. Le taux de croissance, r , est estimé en déterminant l’équation d’une droite de régression par la méthode des moindres carrés à partir des valeurs logarithmiques de la variable pour chacune des années de la période considérée. Cette équation de régression revêt la forme suivante :

ln Xt = a + bt,

qui est la transformée logarithmique de l’équation du taux de croissance cumulé :

Xt = Xo (1 + r)t . = Xo (1 + r)t . = Xo (1 + r)t .

Dans cette équation X est la variable, t est le temps et a = ln Xo et b =ln (1 + r)

sont des paramètres devant être estimés. Si b* est l’estimation de b produite par la méthode des moindres carrés, il suffit, pour obtenir le pourcentage moyen de croissance annuelle, r, de calculer [exp(b*) – 1], puis de multiplier le résultat par 100.

Le taux de croissance ainsi calculé est un taux moyen représentatif des observations disponibles sur l’ensemble de la période considérée. Il n’est pas nécessairement égal au taux de croissance effectif entre deux périodes données.

Taux de croissance calculé à partir du modèle exponentiel (points extrêmes). Dans le cas de certaines statistiques démographiques couvrant notamment la population active et la population, le taux de croissance entre deux dates différentes est calculé au moyen de l’équation suivante :

r est la période, et ln est l’opérateur logarithme naturel. Ce taux de croissance est basé sur un modèle de croissance exponentielle continue entre deux dates. Il ne tient pas compte des valeurs intermédiaires de la série. Il ne correspond pas non plus au taux de variation annuelle mesuré à intervalles d’un an, qui est égal à (pn – pn-1)/pn-1.

Taux de croissance calculé à partir du modèle géométrique (points extrêmes). Ce taux de croissance est applicable à la croissance cumulée sur des périodes discrètes, comme le paiement et le réinvestissement des intérêts ou des dividendes. Bien qu’une croissance continue, telle que calculée dans le modèle exponentiel, soit peut-être plus réaliste, la plupart des phénomènes économiques ne sont mesurés qu’à intervalles, auquel cas le modèle de croissance cumulée est approprié. Le taux de croissance moyen sur n périodes est calculé au moyen de l’équation suivante :

Comme le taux de croissance exponentiel, il ne tient pas compte des valeurs intermédiaires de la série.

Méthode Atlas de la Banque mondiale

Pour calculer le revenu national brut (RNB — autrefois appelé PNB) et le RNB par habitant en dollars américains à des fins opérationnelles, la Banque mondiale utilise le facteur de conversion de l’Atlas. Ce facteur de conversion vise à réduire l’impact des fluctuations des taux de change sur les comparaisons de revenu national entre pays.

Le facteur de conversion de l’Atlas pour une année donnée est la moyenne du taux de change (ou du facteur de conversion retenu) pour l’année en cause et des taux de change des deux années précédentes, compte tenu de l’écart d’inflation jusqu’à fin 2000 entre le pays concerné et les pays du G-5 (Allemagne, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni). À partir de 2001, ces pays comprennent les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et la zone euro. Le taux d’inflation d’un pays est égal à la variation du déflateur du PIB.

Le taux d’inflation des pays du G-5 (jusqu’à fin 2000, et États-Unis, Japon, Royaume-Uni et zone euro à partir de 2001) représente l’inflation internationale. Il est égal à la variation du déflateur du DTS. Les droits de tirage spéciaux, ou DTS, sont l’unité de compte du FMI.) Le déflateur du DTS est la moyenne pondérée des déflateurs du PIB des pays du G-5 (jusqu’à fin 2000, et États-Unis, Japon, Royaume-Uni et zone euro à partir de 2001), exprimés en DTS, les coefficients de pondération étant la valeur d’un DTS dans la monnaie de chaque pays. Ces coefficients varient avec le temps parce que la composition des DTS et les taux de change relatifs de chaque monnaie varient. Le déflateur du DTS est d’abord calculé en DTS puis converti en dollars américains au moyen du facteur de conversion du DTS en dollars utilisé dans la méthode de l’Atlas. On multiple le RNB de chaque pays par le facteur de conversion de la méthode Atlas. On divise ensuite le RNB en dollars américains ainsi obtenu par le nombre d’habitants en milieu d’année pour obtenir le RNB par habitant.

Lorsqu’on estime que les taux de change officiel ne sont pas fiables ni représentatifs du taux de change effectif sur une période, on utilise une autre estimation du taux de change dans la formule de l’Atlas (voir ci-après).

Les formules suivantes décrivent le mode de calcul du facteur de conversion de l’Atlas pour l’année t :

et celui du RNB par habitant en dollars pour l’année t :

où et* est le facteur de conversion de l’Atlas (monnaie nationale/dollar américain) pour l’année t, et représente le taux de change annuel moyen (monnaie nationale/dollar américain) pour l’année t, pt est le déflateur du PIB pour l’année t, pt S$ est le déflateur du DTS en dollars pour l’année t, Yt $ est le RNB par habitant en dollars calculé en utilisant la méthode de l’Atlas pour l’année t, Yt est le RNB courant (en monnaie nationale) pour l’année t, et Nt représente la population au milieu de l’année t.

Autres facteurs de conversion

La Banque mondiale vérifie systématiquement si les taux de change officiels sont des facteurs de conversion adéquats. Elle a recours à un autre facteur de conversion lorsque l’écart entre le taux de change officiel et le taux effectivement employé dans les transactions intérieures portant sur des devises et dans le commerce international des marchandises est jugé exceptionnellement important. Ce n’est le cas que pour un petit nombre de pays. Des facteurs de conversion autres que le taux de change sont utilisés dans le cadre de la méthode de l’Atlas et, dans certains cas, dans les indicateurs du développement dans le monde pour une année déterminée.

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