Note : tous les liens ci-dessous sont en anglais.

Depuis le 8 juillet 2011, les principales données publiques kényanes sont disponibles gratuitement en ligne sur un portail unique. Inauguré par le président de la République Mwai Kibaki, le site web Open Data propose notamment les données relatives au recensement de 2009, aux dépenses nationales et régionales et aux principaux services publics. Des outils et applications ont déjà été conçus pour traiter ces données et faciliter leur utilisation par le grand public.

Le Kenya est le premier pays en développement à s’être doté d’un tel portail. Ceci met en évidence l’importance de l’offre et de la demande d’informations publiques, que d’autres pays tendent à sous-estimer. Dans un blog récent, Raka Banerjee (Banque mondiale) insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de rendre les données librement accessibles mais qu’il faut s’assurer de leur qualité ; ces données pourraient être collectées par des organismes publics officiels mais aussi par les citoyens eux-mêmes.

Du côté de l’offre, les indicateurs sur les capacités statistiques de la Banque évaluent différents aspects des systèmes statistiques nationaux. Les indicateurs pour le Kenya permettent de voir comment les programmes de la Banque mondiale tels que STATCAP apportent une valeur ajoutée en renforçant ces systèmes et en améliorant l’offre de données publiques. Pour que les initiatives de transparence gouvernementale soient couronnées d’un succès durable, il faut qu’elles reposent sur la collaboration entre les différents ministères et départements.

Du côté de la demande, alors que le site Open Data du gouvernement kényan a d’ores et déjà reçu plus d’une centaine de demandes pour d’autres séries de données, la volonté du public d’accéder à plus d’informations apparaît évidente. Dans tous les pays, les citoyens sont intéressés par le même type de données : cadastre, enregistrements de sociétés et statistiques de l’emploi, pour n’en citer que quelques-unes. Mais il est aussi des informations que les Kényans, contrairement aux habitants de pays plus avancés, seront plus enclins à réclamer : des informations sur la protection anti-incendie (combien de camions de pompier y a-t-il par comté ?), des données sur le décaissement des dotations aux écoles (les fonds de l’État parviennent-ils effectivement aux écoles ?) ou encore les chiffres des cheptels.

Bitange Ndemo, secrétaire permanent du ministère kényan de l’Information et champion de l’initiative pour le libre accès aux données gouvernementales, était à la Banque mondiale début juillet pour partager son expérience en la matière.

Kenya Open Data map

 

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